Traditions de la fête du Double Neuf avec chrysanthèmes, gâteau et montagnes d’automne

Traditions de la fête du Double Neuf : ascensions, gâteau et aînés

Traditions de la fête du Double Neuf avec chrysanthèmes, gâteau et montagnes d’automne
Découvrez les traditions de la fête du Double Neuf, des ascensions et des chrysanthèmes au gâteau de Chongyang, au zhuyu, à l’hommage aux aînés et aux coutumes régionales de commémoration des ancêtres.

Table des matières

Réponse rapide : quelles sont les principales traditions de la fête du Double Neuf ?

La fête de Chongyang (重阳节, Chóngyáng Jié) réunit des coutumes d’automne et des pratiques familiales :

  • Prendre de la hauteur : 登高, dēnggāo, signifie monter sur des collines, des tours ou d’autres lieux élevés pour profiter de la saison.
  • Fleurs et nourriture : les chrysanthèmes (菊花, júhuā), le vin de chrysanthème (菊花酒, júhuā jiǔ) et le gâteau de Chongyang (重阳糕, Chóngyáng gāo) sont couramment associés à la fête.
  • Anciennes coutumes protectrices : le zhuyu (茱萸, zhūyú) était porté sur soi dans l’espoir d’écarter le malheur.
  • Pratiques familiales : honorer les aînés (敬老, jìnglǎo) est un thème important aujourd’hui ; certaines communautés rendent également hommage aux ancêtres.

Ces traditions sont liées, mais ne constituent pas une liste obligatoire. Leur importance varie selon l’époque, la communauté et la famille.

Infographie sur les traditions de la fête du Double Neuf : ascensions, fleurs, gâteau et aînés
Guide illustré des coutumes de Chongyang, de l’attention portée aujourd’hui aux aînés et des pratiques régionales de commémoration des ancêtres.

Une sortie d’automne, des fleurs épanouies et des aliments de saison partagés entre générations peuvent tous faire partie de la même fête. Ces traditions de la fête du Double Neuf associent les plaisirs de la saison aux souhaits de longévité et aux liens familiaux. Pour replacer la fête dans son histoire et son calendrier, consultez notre présentation générale.

Quand observe-t-on les traditions de la fête du Double Neuf ?

La fête du Double Neuf tombe le neuvième jour du neuvième mois lunaire, et non le 9 septembre du calendrier grégorien. En 2027, elle tombe le vendredi 8 octobre.[1]

Les réunions familiales, les expositions florales et les programmes communautaires peuvent avoir lieu autour de la fête plutôt que le jour même. Avant de vous y rendre, consultez l’avis de l’organisateur correspondant à cette édition : la date de la fête indique l’occasion, mais ne précise pas les dates d’une exposition, d’un spectacle ou d’un rassemblement particulier.

Prendre de la hauteur : montagnes, collines et tours

Prendre de la hauteur est l’une des coutumes emblématiques de Chongyang. Elle associe le plaisir d’un panorama à une sortie d’automne, même si les récits traditionnels lui ont aussi attribué des vertus protectrices. Aujourd’hui, une promenade sur une colline n’implique pas d’adhérer à ces anciennes croyances.

Dans Xu Qi Xie Ji, recueil de récits surnaturels attribué à Wu Jun, Huan Jing emmène sa famille en hauteur pour échapper à un malheur annoncé. Cette légende explique certaines associations de la fête ; elle ne démontre pas que prendre de la hauteur protège des catastrophes.[2]

La coutume n’exige pas non plus d’atteindre le sommet d’une montagne. Des récits historiques de Pékin décrivent des personnes montant sur des plateformes et des tours de temples, ainsi que sur des collines. Parmi les destinations mentionnées figurait la plateforme surélevée du temple Zhenjue, également appelé temple des Cinq Pagodes. Ces exemples montrent que l’essentiel était de prendre de la hauteur et de profiter de la vue, non de se conformer à un type de paysage précis. [3]

Pour une sortie familiale aujourd’hui, choisissez un lieu que tout le monde souhaite visiter et peut parcourir confortablement. Un belvédère facile d’accès peut mieux convenir qu’une ascension exigeante. Vérifiez localement les conditions d’accès et la météo ; la mention historique d’une tour ne signifie pas qu’il soit possible d’y monter aujourd’hui.

Chrysanthèmes et vin de chrysanthème

Les chrysanthèmes sont l’une des fleurs d’automne les plus reconnaissables de Chongyang. Dans les textes historiques, leur floraison saisonnière était associée à des souhaits de longévité et à des réflexions sur l’année qui passe.[4]

La littérature aide à comprendre pourquoi fleurs et boisson apparaissent ensemble. Dans la préface de Tao Yuanming à son poème sur le neuvième jour, les chrysanthèmes emplissent son jardin alors qu’il manque de vin. Ce passage établit un lien littéraire entre l’occasion, les fleurs et la boisson ; il ne fixe ni recette unique ni obligation pour tous les foyers.[4]

Le vin de chrysanthème constitue une tradition distincte de la simple contemplation des fleurs. Des descriptions anciennes l’associent à des souhaits de longue vie. Ces souhaits relèvent de l’histoire culturelle et ne prouvent pas que la boisson prolonge la vie. De même, la présence de chrysanthèmes sur une table ne signifie pas qu’ils sont destinés à être mangés.

Vous pouvez apprécier les fleurs sans boire d’alcool. Choisir du thé ou une autre boisson lors d’une réunion actuelle est un choix personnel, et non une affirmation selon laquelle on reproduit à l’identique toutes les anciennes coutumes liées au vin. Si une exposition de chrysanthèmes vous intéresse, consultez son calendrier au lieu de supposer que son ouverture ou son pic de floraison coïncide avec la fête du Double Neuf.

Le gâteau de Chongyang et le sens de la hauteur

Le gâteau de Chongyang est une pâtisserie festive dont le nom relie la nourriture à l’idée de hauteur : le mot désignant le gâteau, gāo (糕), se prononce comme gāo (高), qui signifie « haut ». En manger peut exprimer un souhait de progression ou d’élévation sous de bons auspices. Ce lien repose sur un jeu de mots ; il ne garantit ni promotion ni réussite et ne remplace pas les efforts concrets. [5]

Aucune apparence unique ne définit toutes les versions. Certains gâteaux sont élaborés et composés de plusieurs couches ; d’autres sont plus simples. Dans la région de Putian–Xianyou, au Fujian, un exemple documenté est un gâteau de riz à neuf couches nettement séparables. Cette forme régionale explique pourquoi les neuf couches apparaissent dans certaines descriptions, sans en faire une règle universelle.[4]

Comparez avec la tradition de Shuangguifang, à Changzhou dans le Jiangsu, où une description du patrimoine local mentionne des gâteaux préparés avec des farines de riz et de haricots, une garniture de haricots rouges et des ajouts tels que dattes, châtaignes et amandes. Ces exemples rendent les différences régionales concrètes : « gâteau de Chongyang » désigne une association avec la fête, et non une recette unique.[5]

Pour une personne qui reste chez elle, partager un gâteau peut être une façon de marquer Chongyang sans sortie. Cela reste facultatif : ni un gâteau élaboré ni une ascension ne sont nécessaires à une célébration familiale.

Porter du zhuyu : une ancienne coutume protectrice

Les sources historiques rapportent que le zhuyu était porté dans une petite bourse en tissu attachée au bras ou sous forme de brindilles glissées dans les cheveux. Son parfum et ses anciennes associations protectrices en faisaient un objet reconnaissable de la fête. Ces sources décrivent des croyances visant à écarter des influences néfastes, et non une protection démontrée.[2]

Le nom de la plante demande de la précision. Wu zhuyu (吴茱萸, wú zhūyú) est la plante aromatique associée à cette coutume dans une présentation de musée qui la distingue du shan zhuyu. Cette identification s’appuie sur le parfum et l’interprétation des textes ; l’étiquette anglaise générale « dogwood » ne permet pas d’identifier avec précision tous les usages historiques.[2]

Dans le poème de Wang Wei consacré au souvenir de ses frères le neuvième jour, le poète les imagine prenant de la hauteur et portant du zhuyu en son absence. L’image exprime ainsi la nostalgie familiale autant que les associations rituelles.[2]

Aujourd’hui, savoir reconnaître cette référence suffit ; il n’est pas nécessaire de cueillir une plante ni de reproduire une bourse historique. Sa présence dans la poésie ne crée aucune obligation pour les participants actuels.

Honorer les aînés dans les célébrations actuelles

Le respect des personnes âgées est une expression moderne importante de Chongyang. En Chine continentale, l’article 12 de la loi sur la protection des droits et intérêts des personnes âgées désigne le neuvième jour du neuvième mois lunaire comme fête des personnes âgées. Cette reconnaissance officielle ne signifie pas que le respect des aînés a commencé avec cette loi ni que toutes les anciennes activités de Chongyang étaient centrées sur leur prise en charge.[6]

Les activités modernes peuvent donner aux participants âgés un rôle public d’artistes et de créateurs. Lors de la célébration du 16 octobre 2026 à Rugao, dans le Jiangsu, des mannequins, danseurs et musiciens de rock âgés ont participé aux spectacles. Une activité autour de cartes postales a permis de partager des messages d’affection envers les aînés. Il s’agissait d’un programme contemporain particulier, et non d’un rituel ancien ni d’un calendrier pour les années suivantes. [7]

Pour une réunion familiale, commencez par demander ce que préfère la personne âgée :

  • Passez du temps ensemble : partagez un repas, rendez-lui visite ou organisez un appel qui laisse du temps à la conversation.
  • Proposez une aide utile : demandez ce qui pourrait lui faciliter la journée plutôt que de choisir une surprise dont elle ne veut pas.
  • Partagez une activité : envisagez de la musique, des fleurs ou une sortie si la personne souhaite y participer.

Les cadeaux coûteux, l’alcool et les promenades éprouvantes ne sont pas de bons indicateurs de l’attention portée à quelqu’un. Le confort et la liberté de choix doivent guider l’occasion, y compris la possibilité de célébrer tranquillement chez soi.

Commémoration des ancêtres et différences régionales

À Hong Kong, où la fête est couramment appelée Chung Yeung, certaines familles visitent les tombes ou les columbariums de leurs ancêtres autour de cette période. Les dispositions officielles du columbarium de Tsang Tsui pour 2026 prévoyaient de nombreux visiteurs et encourageaient à échelonner les visites sur les jours entourant la fête. Il s’agit d’une pratique locale documentée, et non d’une preuve que tous les foyers suivent la même coutume.[8]

Il serait également trop simple d’opposer un Hong Kong centré sur les ancêtres à une Chine continentale entièrement tournée vers les excursions. Les coutumes se recoupent, et les pratiques familiales ou communautaires comptent davantage qu’une division géographique rigide. Une visite automnale de commémoration peut coexister avec un repas familial ou une sortie sans que ces activités soient identiques.

Distinguez bien les personnes concernées : la commémoration des ancêtres concerne des proches décédés, tandis que l’hommage aux aînés concerne des personnes vivantes. Si vous êtes invité à une pratique familiale privée, demandez comment participer et si les photographies sont autorisées. Les avis des lieux publics fixent les conditions d’accès ; ils ne transforment pas les rites familiaux privés en événements publics.

Questions fréquentes sur les traditions de la fête du Double Neuf

Faut-il gravir une montagne pour célébrer la fête ?

Non. Les anciennes coutumes d’ascension incluaient des structures élevées aussi bien que des collines. Aujourd’hui, une sortie confortable, du temps passé en famille ou un gâteau partagé à la maison peuvent marquer l’occasion. Il n’est pas nécessaire de faire la preuve de sa condition physique ni d’atteindre un sommet.

Le vin de chrysanthème est-il obligatoire ?

Non. Boire du vin est une coutume associée à la fête, et non une condition de participation. Vous pouvez profiter des chrysanthèmes, d’un repas ou d’une visite familiale sans alcool. Choisir aujourd’hui une autre boisson n’a pas à être présenté comme la reproduction exacte d’une coutume historique.

Le gâteau de Chongyang comporte-t-il toujours neuf couches ?

Non. On trouve neuf couches dans certaines variantes régionales, notamment un gâteau de riz documenté à Putian–Xianyou. La fête n’impose ni un nombre de couches ni une recette à toutes les communautés. Demandez quelle variante locale est servie plutôt que de juger son authenticité d’après sa seule hauteur.

La fête du Double Neuf est-elle uniquement une fête pour les personnes âgées ?

Non. Honorer les aînés est un thème moderne important, tandis que la contemplation des fleurs, les sorties, la nourriture et la mémoire familiale concernent plusieurs générations. Les personnes âgées peuvent aussi participer comme artistes ou organisatrices. Chacun peut choisir les activités qui correspondent à ses centres d’intérêt.

Sources

[1] Hong Kong Observatory. Gregorian–Lunar Calendar Conversion Table of 2027

[2] Beijing University of Chinese Medicine Museum. Which Zhuyu Was Worn at Chongyang?

[3] Beijing Tourism. Where People Climbed High in Historical Beijing

[4] China Intangible Cultural Heritage Network. Climbing High and Appreciating Chrysanthemums on the Ninth Day

[5] Changzhou Zhonglou District Government. Traditional Shuangguifang Chongyang Cake Craft

[6] Wuhan Civil Affairs Bureau. Law on the Protection of the Rights and Interests of the Elderly

[7] Xinhua Daily, Jiaohuidian. 2026 Chongyang Cultural Demonstration Event Held in Rugao

[8] Hong Kong Food and Environmental Hygiene Department. Chung Yeung Festival 2026 Arrangements at Tsang Tsui Columbarium